
Le Groupe de Recherche en Economie Mathématique et Quantitative (GREMAQ) a été fondé en 1981 par Jean Jacques Laffont. C’est un laboratoire de l’Université des Sciences sociales de Toulouse (UTC) également associé à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Il constitue l’UMR 5604 du CNRS depuis 1995 et l’UMR 1291 de l’INRA depuis 2007. Il est actuellement dirigé par Antoine BOMMIER (CNRS), assisté du directeur adjoint : Philippe BONTEMS (INRA). Il est doté d’un conseil de laboratoire et d’un conseil scientifique et constitue le principal laboratoire d’accueil de l’Ecole Doctorale en Economie de l’Université Toulouse I Capitole. Il est localisé sur le site de la Manufacture des Tabacs d’UT1.
Le GREMAQ est l’une des équipes constituant le Réseau Thématique de Recherche Avancée « Toulouse Sciences Economiques » (TSE). Cette école d’économie, adossée à une Fondation de Coopération scientifique dénommée « Fondation Jean Jacques Laffont » fait partie des treize RTRA retenus par le gouvernement, à la fin de l’année 2006.
Le GREMAQ comprend plus de 150 chercheurs : 74 chercheurs et enseignants-chercheurs titulaires, 5 chercheurs associés, 4 post-doctorants et 75 doctorants dont c’est le laboratoire d’accueil. L’équipe est assistée par 4 ingénieurs d’études, 1 assistant ingénieur et 6 techniciens et secrétaires. Au nombre des chercheurs, on compte 5 membres actifs et 8 anciens membres de l’Institut Universitaire de France.
ACTIVITES DE RECHERCHEL’unité du laboratoire est assurée par une culture commune centrée sur l’économie industrielle et l’économie publique, abordées principalement sous l’angle de l’économie de l’information et de l’incertain. L’expertise du laboratoire dans ces domaines est reconnue mondialement, en particulier, les travaux sur la régulation et sur la théorie des incitations et contrats font autorité. Au cours de la période récente, les travaux liés à la régulation des marchés, la politique et le droit de la concurrence et la protection de la propriété intellectuelle ont pris une importance accrue. De plus, l’économie des réseaux demeure un axe privilégié ; les travaux sur ce thème prennent une direction nouvelle en raison d’un investissement important de l’équipe dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Une autre activité importante du laboratoire porte sur la finance, l’économie bancaire et l’assurance. Outre la finance mathématique, les travaux les plus marquants concernent la microstructure des marchés, l’intermédiation financière, la finance d’entreprise et l’assurance.
Beaucoup de ces travaux se nourrissent des contributions plus fondamentales en théorie des jeux et des organisations et en théorie des incitations et des contrats.
Cet ancrage historique, dans les domaines de l’analyse microéconomique qui viennent d’être évoqués, est complété depuis plusieurs années par une activité importante dans le domaine de l’analyse macroéconomique.
L’économétrie théorique et la statistique demeurent également des secteurs très actifs auxquels nous restons très attachés. La volonté de mettre au point des méthodes statistiques appropriées pour estimer et tester les modèles alternatifs conçus pour décrire et comprendre les faits économiques ou sociaux est un pilier de notre pratique scientifique.
Les travaux empiriques occupent une place spécifique au GREMAQ dans la mesure où ils sont le lieu privilégié de collaboration entre économètres et théoriciens. Ils traduisent la volonté du GREMAQ de maintenir un lien permanent entre le développement de la théorie et la connaissance empirique. S’agissant de la microéconomie, une forte préférence s’exprime en faveur de l’économétrie structurelle. Cette politique se traduit principalement par un volume de travaux dans les domaines de l’économie industrielle appliquée, l’économétrie de la réglementation, l’économétrie de la finance.
Finalement, il convient de souligner la forte dimension interdisciplinaire de bon nombre de travaux. Plusieurs chercheurs de l’unité collaborent avec des collègues d’autres domaines scientifiques au nombre des quels figurent : la psychologie, les sciences de gestion, les sciences juridiques et politiques, les mathématiques et les sciences médicales.
La qualité de la recherche produite par les chercheurs de l’unité a fait l’objet de nombreuses mesures et donné lieu à de nombreuses reconnaissances individuelles ou collectives. La sélection de notre projet dans la liste des RTRA vient couronner un travail de plusieurs années qui peut s’apprécier à l’aune de plusieurs indicateurs de mesure. Un palmarès récent (econphd.net), basé sur les flux de publications de la dernière décennie dans les revues internationales les plus importantes, place notre unité au premier rang français et européen et au 6ième rang mondial dans le domaine des sciences économiques, au premier rang mondial dans le domaine de l’économie de l’information et au second rang mondial dans le domaine de l’économie industrielle.
Les récompenses et responsabilités scientifiques individuelles sont également très nombreuses. Les chercheurs de l’unité participent activement et sous des formes diverses à l’animation scientifique et à l’organisation de la diffusion de la connaissance, en qualité d’éditeurs dans les comités éditoriaux des principales revues internationales et nationales et de membres des sociétés savantes qui structurent le paysage de la recherche en sciences économiques. Outre l’admission à l’Institut Universitaire de France déjà mentionné, beaucoup d’entre eux ont reçu par ailleurs des distinctions, prix, reconnaissances, récompenses prestigieux récompensant la qualité de leur travail, comme par exemple, les médailles de bronze et d’argent du CNRS, le prix du meilleur jeune économiste, la reconnaissance par leurs pairs dans les principales sociétés savantes ou encore l’invitation à donner des conférences magistrales par des universités de renom.
RELATIONS LOCALES, NATIONALES, INTERNATIONALESDu fait de sa forte implication dans les réseaux de recherche internationaux et de par son statut d’unité mixte, le GREMAQ joue un rôle important d’animation au sein de l’Université des Sciences Sociales.
Il entretient des relations étroites avec de nombreuses unités Toulousaines. Durant la période écoulée, ces collaborations se matérialisaient par le partage du temps de certains de nos chercheurs avec ces autres unités. En particulier des liens étroits existent avec ARQADE, le LEERNA, le LIRHE et le département de mathématiques (11 chercheurs proviennent de ce département). Les statisticiens ont des contacts réguliers avec l’Institut de Recherches en Mathématiques de l’Université Paul Sabatier et l’équipe entretient également des relations étroites avec le laboratoire de Dynamique Socio-Cognitive et Vie Politique de l’Université du Mirail. Finalement, dans le cadre du programme général sur la politique de la concurrence, un groupe, comprenant à la fois des économistes et des juristes, a été constitué au sein de l’université.
Le GREMAQ a des relations suivies avec de nombreux laboratoires Français qui se matérialisent elles aussi par des collaborations et des échanges comme par exemple avec le CERAS. Des liens solides existent aussi avec le CREST (Paris), le DELTA (Paris), le GREQAM (Marseille) et plusieurs unités de l’INRA. Le GREMAQ est membre du Groupement Scientifique ADRES.
Le GREMAQ nourrit des relations privilégiées avec de nombreuses universités étrangères. Ces relations trouvent leur origine et prennent appui sur les collaborations scientifiques des chercheurs du GREMAQ avec des collègues étrangers. Le travail en commun est généralement accompagné de visites dans un sens et (ou) dans l’autre. Depuis 2003, est venu s’ajouter aux dispositifs classiques d’accueil un dispositif nouveau résultant du désir de la région Midi-Pyrénées d’être associée à la vie universitaire locale. Tous les ans, le Conseil Régional finance plusieurs chaires, appelées « Chaires Pierre de Fermat », destinées à accueillir dans un laboratoire local des professeurs étrangers reconnus pour leur contribution exceptionnelle à leur domaine de recherche.
En outre, le GREMAQ est membre du réseau ENTER qui délivre un diplôme doctoral européen, mais organise aussi sous le contrôle des seniors des rencontres régulières entre les doctorants des différents centres. Prenant la pleine mesure du phénomène d’ouverture des frontières en termes de marché de l’emploi des enseignants-chercheurs, le GREMAQ a initié ces dernières années une politique active de placement de ses meilleurs étudiants dans des universités étrangères
ACTIVITÉS DE VALORISATIONLes chercheurs du GREMAQ ont une « activité de terrain » importante, qui joue un rôle essentiel dans la dynamique de recherche. Bon nombre d’entre eux sont impliqués dans des activités de valorisation de la recherche avec des partenaires aussi variés que France Telecom, Electricité de France, La deutsche Bahn ou Microsoft, parmi beaucoup d’autres. Les chercheurs participent aussi activement au processus de décision d’organismes publics ou privés. Parmi ceux-ci on trouve, sans être exhaustif : le Conseil d’Analyse Economique du Premier Ministre, le Conseil Scientifique de la Banque de France, la Commission de Tarification de l’Electricité le Conseil Scientifique du Marché EUROMTS, le Conseil Scientifique d’EuroNext, le Conseil Scientifique de la EFIF (European Federation of Investment Firms), la Société des Bourses Françaises, le Conseil Scientifique de la Commission des Opérations en Bourse, l’ Academic Advisory Group, Merger Task Force, Commission Européenne, le Conseil Economique de la Nation du Ministère des Finances, l’Academic Advisory Panel on Competition Policy de la Commission Européenne et le Conseil Scientifique de l’Institut Français de l’Energie
Le GREMAQ a une activité importante de recherche associée à des contrats et a participé à des études pour le compte de grands organismes publics comme par exemple, le Conseil d’Analyse Economique, le Conseil Régional Midi-Pyrénées, le Ministère de l’Environnement, la Direction Générale de l’Armement, l’UNEDIC, le Commissariat Général au Plan et l’URCAM.
L’activité de communication et de diffusion du savoir n’est pas négligée par les chercheurs de l’unité. Une grande partie des activités de « vulgarisation » se matérialise par la publication d’articles dépouillés de leurs dimensions techniques dans des revues telles que Risques, la Revue de l’Energie, les Annales des Télécommunications, l’Actualité Economique ou Economie Publique. Les chercheurs participent également aux débats publics et s’expriment sur les grands dossiers économiques et sociaux dans divers magazines et quotidiens comme par exemple Le Monde, Les Echos, l’Expansion et La Dépêche du Midi.